LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

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Fabien 45
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Re: LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

Message par Fabien 45 » ven. 17 mai 2019, 16:31

BB9200 a écrit :
ven. 17 mai 2019, 12:42
Fabien 45 a écrit :
ven. 17 mai 2019, 11:29
Ce serait injuste que Toulouse ne soit pas reliée à Paris par une ligne à grande vitesse la mettant à 3 heures de Paris contrairement aux autres des 10 plus grandes agglomérations françaises. Certaines sont à 2 heures, voire moins. Depuis le redécoupage des régions, cette ville est capitale de l' Occitanie alors que sa petite sœur Montpellier (ex capitale du Languedoc-Roussillon avec laquelle elle a fusionné) est reliée à Paris par une ligne à grande vitesse, peu utilisée à l' heure actuelle certes mais elle va se développer à l' avenir, du moins quand la gare TGV de Nîmes sera en service.
Je suis pas sûr que c’est une bonne manière de voir les choses. Toulouse n’est pas le parent pauvre du réseau ferré loin de là. GPSO dans sa version ultime permettrait des gains de temps de l’ordre de 40 minutes à 1h. En comparaison (et pour rappeler que contrairement à ce que tu prétends toutes les grandes agglomérations française excepté Toulouse sont correctement reliées) Nice (5ème ville de France et 4ème agglomération devant Toulouse justement) est relié en 5h50 à Paris. Il faut presque autant de temps pour relier Paris à Marseille que Marseille à Nice.
Pourtant un projet a existé à la fin des années 90 début 2000 pour relier Nice à Aix en 1h (et Paris en 4h). Projet abandonné pour d’obscurs raisons.
Tout ça pour montrer que le travail de lobbying est le plus productif pour construire ce genre d'infrastructure (cf. LGV Poitiers Limoges), et a l’heure actuelle, GPSO est le projet qui bénéficie le plus de ce travail de lobbying (et dans une moindre mesure le prolongement du CNM), contrairement à deux gros projet détricoté depuis des années au profit d’autres mieux appuyés : LNPN et LNPCA.
J' aurais du écrire les autres capitales régionales, Nice n' est que préfectures. Limoges et Clermont-Ferrand ayant perdu cette fonction sont tout juste à 3 heures de Paris.

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Re: LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

Message par TGVA » ven. 17 mai 2019, 16:48

Et cela change quoi que se soit capitale régionales, préfectures ou sous préfecture, c'est fini le temps où il fallait se déplacer pour des démarches à la grande ville, siège de région ou sous préfecture, ce qualificatif est juste ne justifie pas ou plus que tous le monde y soit relié comme par le passé.
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Re: LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

Message par Occitan » sam. 18 mai 2019, 10:58

Bonjour,

Ce constat tout à fait exact suffit il à vider nos routes, nos avions et nos trains ?

Bien que ce ne soit pas une ligne TGV qui apporte directement une solution à cette catégorie de déplacements, mais, en milieu rural, les raisons de se rendre dans les grandes villes n'ont cessé de se multiplier depuis bien des années.
Education, Sport, Santé (maternités, ..), passage par les aéroports, les grandes gares régionales, ou les gares routières, en vue de déplacements au long cours, plus marginal la Justice, et j'en oublie certainement, représentent autant de nécessités à rejoindre les métropoles.
Si l'on y ajoute le volet plus festif, culturel, sports-spectacles, ou plus "privé", ça fait déjà pas mal de monde.
Pour les plus "branchés", loin de représenter une majorité, se rendre à Paris, Marseille, ou Barcelone, pour affaires, ou pour assister à une manifestation sportive, ou culturelle, n'est pas rédhibitoire.

Concernant plus particulièrement cette LGV, la logique élémentaire veut qu'aucune solution acceptable ne rassemble tous les points de vue.
Chacun connait les avantages et les inconvénients de la formule aérienne sur Paris-Toulouse, dont les nuisances se mesurent peut être moins visiblement que celles d'une ligne TGV.
Cette dernière pourrait judicieusement bénéficier aux courants de trafic depuis Bordeaux vers la Méditerranée, Nice, Marseille, et la Catalogne.
Je crois aussi que les échanges entre Toulouse et Bordeaux ont toujours été porteurs, bien que souvent dépourvus de complicité, histoires de mentalités que les mobilités croissantes ont tendance à gommer.

Bref, selon l'importance que l'on accorde aux différents aspects des problèmes à résoudre, et des situations à améliorer....

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Re: LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

Message par Labans » sam. 18 mai 2019, 19:07

C'est peut être du au même âge, mais je rejoins cette analyse. :wink:
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Re: LGV Bordeaux-Toulouse, tu veux ou tu veux pas ??

Message par Occitan » dim. 19 mai 2019, 15:47

Bonjour,

Analyse pourtant emprunte de beaucoup d'incertitudes...

L'âge, en tout cas, à travers la trajectoire suivie par nombre d'entre nous, nous désarçonne beaucoup, en ce sens que nous avons partagé le progrès, libérateur, uniquement positif, impactant pour tous, et dont les effets secondaires négatifs, ne se révélaient jamais aussi hostiles qu'ils le sont devenus aujourd'hui.

Alors, oui, cette ligne TGV s'impose naturellement dans le cadre de notre développement économique (guerre économique serait peut être plus exact, ?), toujours en quête de victoires sur la concurrence, et jamais rassasié de performances nouvelles, mais voilà, de plus en plus d'entre nous, c'est vrai, s'interrogent sur la finalité de ces progrès...

Dans nos campagnes, de temps en temps, on voit débarquer des anciens cadres de (très) haut niveau, avec des projets sérieux, que les difficultés d'une nouvelle vie rendent finalement terriblement épanouis, et selon leurs dires, beaucoup plus heureux.... A méditer !

J'illustrerai tous ces doutes par une anecdote inattendue, plutôt flatteuse à mon égard, (tant pis pour les chevilles), mais néanmoins assez génante, et révélatrice de l'état d'esprit du moment :

J'avais pris rang sur une longue file d'attente à un bar TGV, lorsque je me rendis compte que le grand père, juste derrière moi, était accompagné, le pauvre, d'un petit, aussi incontrôlable que passablement infernal.
Pour passer le temps, je tentai de faire un peu diversion auprès de l'enfant, tout en soulageant l'aïeul visiblement dépassé par les évènements.
Lorsque mon tour d'être servi arriva, j'écourtai le calvaire du papi, et de certains voyageurs déja visiblement incommodés, en le laissant passer. Remerciements, sourires de circonstances, bref, mon tour arriva.
A ma commande, assortie d'un café, le serveur laissa tomber à la cantonnade une sentence à haute voix, surprenante et inattendue :
"Monsieur, depuis le départ, vous êtes la première personne que je vois sourire. C'est terrifiant de voir tant de monde d'un sérieux si triste. Aussi, j'ai le plaisir de vous offrir votre café "
Personne, parmi l'affluence ne moufta, mais j'en fus très géné....

Tout ça pour constater que la satisfaction du déplacement, du changement d'horizon, de se trouver dans des conditions privilégiées de performances, (quand bien même attendre son tour au bar ne soit guère jouissif), ne collabore même plus au goût de la déconnexion offerte par cette parenthèse voyage.

A quoi bon tout ça si c'est finalement pour s'emm.....

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